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Santé des femmes

En Amérique du Nord, la ménopause survient vers l’âge de 51 ans. Avec une espérance de vie d’environ 81 ans, une quinquagénaire peut donc passer plus du tiers du sa vie ménopausée. La recherche scientifique commence à peine à se pencher sur certaines questions restées sans réponse sur cette étape de la vie et sur l’aspect biologique méconnu de la ménopause.

Qu'est-ce que la ménopause?
La ménopause, ou « retour d’âge », est la dernière étape d’un processus biologique lors duquel les ovaires se mettent à produire moins d’hormones sexuelles féminines. Ce processus s’amorce de 3 à 5 ans avant les dernières menstruations. Cette phase de transition s’appelle la périménopause.

La périménopause est l’étape où les périodes d’ovulation deviennent irrégulières et les ovaires produisent de moins et moins d’ovules. C’est alors que les signes de la périménopause apparaissent.

  • Diminution du nombre d’ovules dans les ovaires et ovulations irrégulières;
  • Fluctuations et diminution de la production d’œstrogènes et de progestérone;
  • Absence de régénération des couches fonctionnelles de l’endomètre qui est la couche muqueuse qui tapisse la cavité utérine;
  • Menstruations irrégulières.

Durant cette période, le taux d’hormones (œstrogène et progestérone) diminue et fluctue grandement, ce qui cause des menstruations irrégulières et par la suite l’arrêt complet de celles-ci. C’est alors que survient la ménopause.

La ménopause est la période durant laquelle une femme cesse d’avoir des menstruations pour de bon, ce qui marque la fin de sa capacité à avoir des enfants. On considère que la ménopause est terminée lorsque la femme n’a plus de règles depuis un an. Les femmes ne sont pas toutes ménopausées au même âge, mais cette étape de la vie survient vers 51 ans en moyenne. En outre, les fumeuses ont tendance à être ménopausées plus tôt que les non-fumeuses.

Quels en sont les symptômes?
Les symptômes de la ménopause/périménopause varient d’une femme à l’autre, mais voici quelques-uns des plus répandus :

  • Les bouffées de chaleur (surtout au visage, au cou et à la poitrine) et les sueurs nocturnes
  • Les troubles du sommeil
  • Les sautes d’humeur
  • La sécheresse vaginale
  • Des problèmes urinaires
  • L’altération de la libido
  • La fatigue
  • Maux de tête

Quels sont les traitements?
De nombreuses stratégies non médicamenteuses peuvent aider à atténuer les symptômes de la ménopause chez les femmes qui recherchent un soulagement :

  • Cesser de fumer
  • Bien s’alimenter 
  • Conserver un poids-santé
  • Faire de l’exercice régulièrement
  • Maîtriser l’hypertension (« haute » pression)
  • Identifier les facteurs qui déclenchent les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes (tenir un « journal » des symptômes)

L’hormonothérapie
Si les stratégies mentionnées plus haut ne donnent pas de bons résultats, le médecin peut envisager de prescrire un traitement médicamenteux, mais il devra en soupeser l’efficacité, les effets secondaires et les divers effets sur les paramètres métaboliques.

Lorsqu’on a commencé à prescrire des œstrogènes aux femmes ménopausées dans les années 40, on les prescrivait seuls et à fortes doses. De nos jours, après plus d’un demi-siècle de tâtonnements, on sait que les œstrogènes stimulent la croissance de la membrane qui tapisse l’intérieur de l’utérus (endomètre) qui est éliminée lors des menstruations. Lorsque cette croissance n’est pas maîtrisée, elle peut entraîner le cancer. Aujourd’hui, les médecins prescrivent habituellement une dose plus faible d’œstrogènes et ajoutent un progestatif chez les femmes qui ont toujours leur utérus, afin de contrer les effets nocifs des œstrogènes sur cet organe.

Pour combattre les symptômes associés à la baisse de la production d’œstrogènes, les médecins se tournent vers l’œstrogénothérapie (ŒT), qui consiste à administrer des œstrogènes, des hormones femelles. Ces œstrogènes se présentent sous forme de gel, de comprimés, de timbre cutané, de crème vaginale et de préparations injectables.

On sait également que l’ŒT peut aider à prévenir les effets dévastateurs de l’ostéoporose, une maladie souvent difficile et coûteuse à traiter une fois qu’elle est installée.

Lorsqu’elles consultent leur médecin sur les options thérapeutiques qui s’offrent à elles, les patientes devraient s’informer des bienfaits et des risques potentiels à court et à long terme de l’hormonothérapie (HT).

Les médicaments progestatifs réduisent le risque de cancer de l’endomètre en éliminant l’endomètre tous les mois. Ils existent sous deux formes : la progestérone micronisée (d’origine naturelle) et les progestatifs de synthèse.

Comment prendre les médicaments
L’administration continue et l’administration cyclique sont les deux régimes d’HT les plus utilisées. L’HT administrée de façon cyclique consiste à prendre des œstrogènes tous les jours et le progestatif, pendant seulement 12 ou 14 jours par mois. Pour ce qui est du traitement d’association continue, la patiente prend des œstrogènes et un progestatif à plus petites doses tous les jours, sans arrêt. Certains régimes d’HT entraînent moins de saignements que d’autres et les saignements cessent chez de nombreuses patientes au bout de plusieurs mois d’utilisation. La patiente doit discuter avec son médecin de toutes les options qui existent.


Pour en savoir davantage sur les bienfaits et les risques possibles de l’HT, veuillez consulter le site de Santé Canada, au
http://www.hc-sc.gc.ca/francais/vsv/
aspect_medical/hormonal.html
* ou celui de la Société des obstétriciens et des gynécologues du Canada, au http://www.sogc.org/pub_ed/
menop/menopause_f.shtml
*.

 

Source : National Institutes of Health. Menopause, le 15 février 2001. [En ligne]  http://www.nia.nih.gov/health/pubs/
menopause/menopause.pdf

 


Les renseignements ci-joints sont de nature générale et ne visent nullement à remplacer les connaissances, l’aide et le diagnostic de votre médecin ou prestateur de soins de santé. Toutes les décisions relatives à votre santé sont votre responsabilité exclusive et celle de votre médecin ou prestateur de soins de santé, suivant le cas. Si vous désirez obtenir des conseils sur votre santé, nous vous recommandons fortement de consulter votre médecin ou prestateur de soins de santé.  Schering-Plough Canada ne saurait être tenue responsable de l’interprétation ou de l’interprétation fautive des renseignements fournis aux présentes.


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