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Oncologie

Selon les statistiques sur le cancer, on évalue à 153 100 le nombre de personnes qui recevront un diagnostic de cancer en 2006, et plus de 70 400 en mourront.

Qu'est-ce que le cancer?
Le cancer est une maladie qui résulte de la propagation et de la croissance très rapide de cellules dites anormales. Alors que les cellules en santé croissent, se divisent et meurent, les cellules anormales se divisent sans cesse, pour se regrouper et ainsi former une tumeur. Une tumeur peut être bénigne (non cancéreuse) ou maligne (cancéreuse). On appelle « métastase » le regroupement des cellules composant une tumeur qui se détachent et se disséminent ailleurs dans le corps, plus ou moins loin du foyer de la tumeur initiale. Les tumeurs malignes doivent être dépistées tôt pour éviter leur progression et pour en faciliter le traitement.
 
LE CANCER DU SEIN
On estime que 22 300 Canadiennes et 160 Canadiens recevront un diagnostic de cancer du sein en 2006. On croit également qu’une femme sur neuf risque d’avoir un cancer du sein dans sa vie. Enfin, le cancer du sein est la forme de cancer le plus souvent diagnostiquée chez les femmes (mis à part le cancer de la peau, excluant le mélanome) au Canada.

Qu’est-ce que le cancer du sein?
Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe dans les tissus mammaires glandulaires. Il en existe plusieurs formes, certaines évoluant plus rapidement que d’autres.

Plusieurs facteurs de risque ont été répertoriés, notamment des antécédents familiaux de cancer du sein, de l’utérus, du côlon, du rectum ou de l’ovaire. L’âge en est un autre, puisque le risque de cancer du sein augmente avec l’âge. 

Voici d’autres facteurs :

  • Affections mammaires antérieures et détection de cellules anormales par biopsie
  • Absence de grossesse ou 1re grossesse après l’âge de 30 ans
  • Menstruations précoces ou ménopause tardive
  • Tissus mammaires denses
  • Emploi d’une hormonothérapie substitutive

Le cancer du sein ne peut être diagnostiqué à partir de ces facteurs de risque seulement, car la plupart des femmes atteintes de ce type de cancer n’ont pas de facteurs de risque connus.

Signes et symptômes
Plus le cancer est détecté tôt, meilleures sont les chances de survie. Neuf tumeurs mammaires sur dix sont décelées par les patientes. Bien que plusieurs signes et symptômes puissent révéler un cancer du sein, il faut cependant retenir qu’ils ne sont pas exclusifs à cette maladie. Il  est donc important de consulter un médecin pour en être certain(e).

  • Détection d’une masse dans le sein ou à l’aisselle
  • Écoulement de sang du mamelon survenant sans exercer une pression
  • Rétraction du mamelon
  • Croûte, ulcération ou présence d’eczéma sur le mamelon
  • Transformations diverses de l’épiderme des seins
  • Modification de la taille ou de la forme des seins

Traitement du cancer du sein
Le traitement du cancer du sein diffère selon le grade et le stade auquel il est diagnostiqué, l’état de santé général du patient et le type de cancer dépisté.

Quelques définitions

Chirurgie : Ablation totale ou partielle d’une tumeur et de certains tissus.

Hormonothérapie : Traitement qui consiste à administrer des hormones visant à ralentir le développement et la propagation des cellules cancéreuses.

Radiothérapie : Traitement qui consiste à exposer les cellules cancéreuses à des rayons X dans le but de les détruire.

Chimiothérapie : Traitement qui consiste à administrer des médicaments destinés à freiner le développement et la propagation des cellules cancéreuses.

LE CANCER DE L'OVAIRE
Le cancer de l’ovaire est l’un des cancers gynécologiques les plus répandus. Selon les Statistiques canadiennes sur le cancer, 2 300 nouveaux cas seront diagnostiqués au Canada en 2006 et plus de 1 600 femmes en mourront – un taux de mortalité alarmant de 69 %.

Qu’est-ce que le cancer de l’ovaire?
On qualifie souvent le cancer de l’ovaire de « maladie silencieuse », parce qu’il ne s’accompagne pas de symptômes ou de signes particuliers. Résultat : le cancer de l’ovaire est souvent déjà avancé lorsqu’il est diagnostiqué. Le cancer de l’ovaire est classé en quatre stades selon l’étendue de la maladie. Au stade 1, la maladie est limitée aux ovaires. Dans le stade II, la maladie s’est étendue à l’utérus ou à d’autres tissus pelviens. Au stade III, les nœuds lymphatiques et/ou l’abdomen sont atteints et au stade IV, d’autres organes du corps sont aussi atteints.

Bien que les causes du cancer de l’ovaire n’aient pas encore été élucidées, on a cerné plusieurs facteurs qui pourraient réduire le risque d’apparition de la maladie, par exemple l’emploi de contraceptifs oraux, l’hystérectomie, la ligature des trompes, les grossesses menées à terme, l’allaitement et une alimentation pauvre en matières grasses. Sur le plan statistique, le risque de cancer de l’ovaire augmente avec l’âge.

LES TUMEURS CÉRÉBRALES
Que sont les tumeurs cérébrales primitives?
Une tumeur cérébrale primitive est une masse formée par la croissance de cellules anormales ou par la prolifération anarchique de ces cellules dans le cerveau. Les tumeurs cérébrales primitives, bénignes (non cancéreuses) ou malignes (cancéreuses), peuvent être localisées ou étendues.

Les tumeurs peuvent détruire les cellules cérébrales, mais elles peuvent aussi les endommager indirectement en produisant de l’inflammation, en comprimant d’autres parties du cerveau ou en provoquant un œdème cérébral. Les tumeurs peuvent également exercer une pression interne en grossissant.

Les tumeurs cérébrales sont classées, entre autres, en fonction de leur foyer exact, du type de tissu touché et de leur nature bénigne ou maligne.

On ignore ce qui cause les tumeurs cérébrales primitives. Certaines ont tendance à être héréditaires, alors que d’autres sont congénitales. Bien qu’elles puissent également se développer à n’importe quelle étape de la vie, plusieurs se voient particulièrement chez les personnes d’un certain groupe d’âge.

Les symptômes, traitements et pronostics varient selon le foyer et le type de la tumeur, ainsi que selon l’âge et l’état de santé général de chaque personne.

Quels en sont les symptômes?
Chaque cas est différent. Les symptômes varient selon les personnes. Souvent vagues, ils peuvent prêter à confusion, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile. En outre, les symptômes peuvent laisser croire à d’autres problèmes de santé et être si subtils qu’il peut s’écouler beaucoup de temps entre l’apparition de la tumeur et son diagnostic.
Les symptômes sont généralement causés par la croissance de la tumeur qui exerce de plus en plus de pression sur le crâne et le cerveau. D’autres symptômes plus précis peuvent indiquer le siège ou la taille de la tumeur, ou le type de tumeur.

  • Maux de tête
    La plupart des patients ont des maux de tête à un moment ou l’autre. Généralement, le mal de tête n’est pas lancinant, mais il peut être intense au point de réveiller la personne. La douleur est intermittente. Elle est forte le matin et se dissipe graduellement pendant la journée. Le mal de tête peut s’intensifier lorsque la personne fait de l’exercice, change de posture ou tousse.
  • Convulsions
    Les convulsions sont causées par une perturbation du courant électrique dans le cerveau. Elles peuvent être le premier signe d’une tumeur cérébrale ou d’une rechute.

Exemples d’autres symptômes généraux de tumeurs cérébrales :

  • Modification de la vision (vue embrouillée, vision double et perte de la vision périphérique)
  • Modification de la personalité, perte de mémoire et troubles de la parole
  • Nausées ou vomissements
  • Faiblesse ou perte de sensation dans les bras et dans les jambes
  • Somnolence

Remarque : Les symptômes propres à la maladie peuvent varier et les patients peuvent présenter d’autres symptômes que ceux qui sont énoncés ici. Veuillez consulter votre spécialiste de la santé pour obtenir de plus amples renseignements.

Quels sont les traitements?
Les traitements employés contre les tumeurs au cerveau sont l’ablation de la tumeur, la radiothérapie ou la chimiothérapie, ou une combinaison de ces traitements. Le médecin détermine habituellement le traitement en fonction de la gravité de la tumeur et de l’état de santé général du patient.

En général, on commence par procéder à l’ablation de la tumeur, à la condition qu’on puisse le faire sans endommager les tissus cérébraux sains.

La radiothérapie est l’utilisation de rayons puissants destinés à éliminer les cellules cancéreuses et à stopper leur croissance. Les rayons employés s’attaquent principalement à l’ADN, qui est le matériau de base de toutes les cellules. Lorsque l’ADN est endommagé, la cellule ne peut plus se diviser. Les cellules irradiées finissent par mourir en tentant de se reproduire. La radiothérapie attaque également les cellules saines, à la différence que celles-ci ont la capacité de se réparer.

La chimiothérapie consiste à employer un ou plusieurs médicaments pour éliminer une tumeur. On peut l’utiliser comme premier traitement ou en traitement d’appoint. On l’ajoute généralement au traitement des gliomes, car on a remarqué que son utilisation avec l’ablation de ces tumeurs et la radiothérapie permettait d’augmenter considérablement les chances de survie.
 
LE CANCER DE LA PEAU
Le cancer de la peau est de loin la forme de cancer la plus répandue au Canada. On en compte trois types principaux : le carcinome basocellulaire et le carcinome malpighien,  tous deux facilement curables, et le mélanome malin, un cancer plus grave.

La Société canadienne du cancer estime à près de 4 500 le nombre de Canadiens qui recevront un diagnostic de mélanome en 2006.  Environ 880 personnes au pays en mourront pendant la même année. Bien que le risque de mélanome augmente avec l’âge, la maladie peut toucher tous les groupes d’âge et c’est l’un des cancers les plus répandus chez les jeunes adultes.

Qu’est-ce qu’un mélanome?
Le mélanome est une forme très grave de cancer de la peau. Il commence dans les mélanocytes – les cellules qui fabriquent le pigment de la peau, appelé « mélanine ». Aux premiers stades, le mélanome passe souvent inaperçu. Même s’il ne représente que 4 % de tous les cas de cancers de la peau, le mélanome est responsable de 75 % des décès liés au cancer de la peau. Notons cependant que le mélanome est curable dans bien des cas, s’il est détecté tôt et traité rapidement.

Le mélanome malin se présente en plaques brun clair, brunes ou noires ou multicolores (coexistence de zones rougeâtres, blanchâtres et bleuâtres). Les tumeurs peuvent être asymétriques et leurs contours, irréguliers. Elles mesurent habituellement plus de 6 mm (1/4 pouce).

Comment réduire les risques
Étant donné que le mélanome est le plus souvent causé par une exposition excessive au soleil, il semble logique de se protéger des rayons nocifs du soleil ou d’éviter de s’y exposer. Cela est particulièrement important entre 10 heures et 16 heures, lorsque les rayons du soleil sont les plus forts. On recommande de porter un chapeau à larges bords, une chemise à manches longues et des pantalons. Il importe également de toujours employer un écran solaire ayant un FPS d’au moins 15, de l’appliquer sur toutes les parties exposées – même en hiver – et de suivre rigoureusement les directives du fabricant.

Examen régulier de la peau
Le diagnostic et le traitement précoces font partie des meilleurs moyens de lutter contre le cancer de la peau. Une tumeur cancéreuse peut se développer rapidement, parfois sur une partie du corps qui n’est pas facile à voir (par exemple, le dos). Les chances de succès du traitement sont d’autant plus grandes que le cancer est diagnostiqué tôt. Voilà pourquoi les dermatologues recommandent de subir régulièrement un dépistage du cancer de la peau chez le médecin. 

Facteurs de risque
Voici quelques facteurs de risque du mélanome :

  • Antécédents familiaux de mélanome
  • Présence de nævi dysplasiques (grains de beauté d’apparence étrange, mais non cancéreux)
  • Antécédents de mélanome
  • Utilisation d’un traitement immunosuppresseur
  • Présence de nombreux nævi (grains de beauté ordinaires) : plus de 50
  • Coups de soleil graves avec cloques
  • Présence de nombreuses taches de rousseur
  • Peau et yeux clairs

Le mélanome a tendance à survenir plus souvent chez les gens à la peau claire qui brûle ou se couvre de taches de rousseur facilement. Ces gens ont généralement les cheveux blonds ou roux et les yeux bleus. Le mélanome est également plus fréquent chez les personnes qui vivent dans des régions qui reçoivent une grande quantité de rayons ultraviolets (UV).

Les gens qui ont eu au moins un gros coup de soleil accompagné de cloques dans leur enfance ou leur adolescence augmentent leur risque de se voir atteints d’un mélanome, ce qui explique que les médecins conseillent aux parents de protéger leurs enfants du soleil. Les coups de soleil attrapés à l’âge adulte augmentent également les risques. 

Le mélanome est parfois familial, ce qui signifie que les personnes dont au moins deux membres de la famille proche ont eu une telle tumeur y sont prédisposées.

Certains types de grains de beauté sont également associés à une augmentation du risque de mélanome, par exemple les nævi dysplasiques (grains de beauté inhabituels). Le risque de mélanome est plus élevé chez les personnes présentant un grand nombre de nævi, par exemple plus de 50.

En outre, les personnes dont le système immunitaire est affaibli parce qu’ils ont certains cancers ou le VIH/sida ou parce qu’ils prennent des médicaments antirejet après avoir subi une transplantation d’organe risquent davantage d’avoir un mélanome.

Quels sont les signes et les symptômes?
Le mélanome peut apparaître spontanément sous la forme d’un grain de beauté ou il peut évoluer lentement sur un grain de beauté ou à proximité de celui-ci. Chez l’homme, le mélanome apparaît souvent dans la région située entre les épaules et les hanches, sur la tête et dans le cou. Chez la femme, il se présente souvent sur le bas des jambes, ainsi qu’entre les épaules et les hanches.

Si vous apercevez l’un des signes suivants de lésion cancéreuse ou précancéreuse de la peau, veuillez consulter votre médecin rapidement.

  • Tache saillante qui grossit et qui est translucide avec une bordure perlée, ou bien brun clair, brune, noire, rouge, rose ou multicolore. 
  • Grain de beauté qui change de couleur ou de texture, dont la forme devient irrégulière, qui s’agrandit ou qui devient plus gros que la gomme à effacer d’un crayon.
  • Tache plate ou saillante qui démange, qui est douloureuse, qui forme une croûte ou une lésion, ou qui saigne constamment.
  • Plaie qui demeure à vif pendant plus de 4 semaines ou qui se rouvre aussitôt après s’être cicatrisée.
  • Tache saillante couverte d’une plaque écailleuse ou d’une croûte dure, sèche et rugueuse au toucher et qui pique ou est sensible.

Étant donné qu’un grain de beauté peut évoluer vers le mélanome ou qu’il indique un risque plus élevé de mélanome, il est important de connaître la différence entre les deux. Le grain de beauté est habituellement de couleur uniforme brune, brun clair ou noire. Il peut être plat ou soulevé, rond ou ovale. En général, les grains de beauté sont plus petits que la gomme à effacer d’un crayon (1/4 po). Ils peuvent être présents à la naissance ou apparaître durant l’enfance ou à l’âge adulte. Plusieurs grains de beauté peuvent apparaître en même temps, surtout sur les parties exposées au soleil.

Une fois formé, le grain de beauté ne change pas de taille, de forme ou de couleur durant des années. Les grains de beauté sont normaux dans presque tous les cas. Toutefois, il est important de reconnaître les changements qui surviennent dans un grain de beauté, car cela pourrait révéler la présence d’un mélanome.

La règle de l’ABCDE peut aider à différencier un grain de beauté normal d’un mélanome possible.

A = Asymétrie. Les mélanomes sont généralement asymétriques, tandis que les grains de beauté bénins sont le plus souvent ronds et symétriques.

B = Bords irréguliers. Les mélanomes ont souvent des bords inégaux ou irréguliers (c’est-à-dire dentelés ou « en dents de scie »), contrairement aux grains de beauté bénins dont les bords sont réguliers.

C = Coloration. Souvent, les mélanomes présentent de multiples nuances de brun, de noir, de rouge, de gris ou de blanc, alors que les grains de beauté bénins sont brun uni.

D = Diamètre. Un grain de beauté qui s’élargit est souvent caractérisé comme un mélanome. Un mélanome peut mesurer de 1 à 2 mm ou même plus.

E= Évolutivité. L’aspect des mélanomes change rapidement (en quelques mois).


Le traitement du mélanome
Le traitement dépend du stade de la maladie (c’est-à-dire à quelle étape le cancer est rendu), de l’âge et de l’état de santé général du patient. Il est la plupart du temps prescrit par un dermatologue ou un oncologue (un médecin spécialisé dans le traitement du cancer). 

Peu importe le stade de la maladie, on commence toujours par procéder à l’exérèse de la tumeur – l’enlèvement de la tumeur. C’est souvent suffisant pour guérir une tumeur découverte au stade précoce, car la tumeur est mince et se n’est pas propagée dans d’autres parties du corps.

En présence d’un mélanome plus avancé, on fait généralement suivre l’intervention chirurgicale d’un autre traitement. La chimiothérapie, la radiothérapie et l’immunothérapie sont les traitements les plus fréquemment employés en complément de l’exérèse.


Références

Société canadienne du cancer et Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2006 , Toronto, Canada, 2006.

Société canadienne du cancer, [En ligne] http://www.cancer.ca/ccs/internet/standard/
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Les renseignements ci-joints sont de nature générale et ne visent nullement à remplacer les connaissances, l’aide et le diagnostic de votre médecin ou prestateur de soins de santé. Toutes les décisions relatives à votre santé sont votre responsabilité exclusive et celle de votre médecin ou prestateur de soins de santé, suivant le cas. Si vous désirez obtenir des conseils sur votre santé, nous vous recommandons fortement de consulter votre médecin ou prestateur de soins de santé.  Schering-Plough Canada ne saurait être tenue responsable de l’interprétation ou de l’interprétation fautive des renseignements fournis aux présentes.

 

 




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