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Hépatite

Au Canada, quelque 300 000 personnes sont infectées par le virus de l’hépatite C (VHC). Malheureusement, 75 % d’entre elles ne le savent pas. Le virus se transmet principalement par une exposition à du sang contaminé et c’est l’emploi de drogues injectables qui est le plus grand responsable de l’infection au Canada.

Qu’est-ce que l’hépatite?
L’hépatite est une inflammation du foie. Bien qu’elle puisse être causée par plusieurs facteurs, c’est un virus qui en est responsable la plupart du temps. Mais, quelle qu’en soit la cause, cette maladie peut être très grave parce que le foie est un organe vital. L’hépatite C chronique est l’une des formes les plus courantes d’hépatite. Elle peut entraîner des dommages graves et permanents au foie et même le cancer du foie. Certains malades doivent subir une transplantation du foie.

Infection aiguë et infection chronique
L’hépatite virale peut prendre une forme aiguë ou chronique. L’infection aiguë dure moins de six mois et l’organisme parvient à éliminer le virus de lui-même. Lorsqu’une personne contracte l’infection par le VHC, c’est d’abord de la forme aiguë de l’hépatite C dont elle souffre. Environ 20 % des gens en guérissent spontanément, mais elle devient chronique chez 80 % des autres. Une infection chronique dure plus de six mois et parfois même toute la vie. Les infections chroniques sont plus graves que les infections aiguës et il peut être nécessaire d’employer des médicaments pour stopper ou éliminer le virus.

La transmission
L’hépatite C se transmet facilement par le sang. On peut entrer en contact avec le sang d’un grand nombre de façons. Une coupure, un nez qui saigne et même le sang menstruel sont des sources de contamination. La moindre trace de sang sur des objets courants comme une brosse à dents, un rasoir ou un instrument à manucure peut contenir une quantité suffisante de virus pour infecter quelqu’un. Voici des faits qu’il faut connaître au sujet de l’hépatite C.

  • Le risque de transmettre l’hépatite C par des contacts familiaux normaux est très faible.
  • On n’a pas encore prouvé que le VHC pouvait se transmettre par voie buccale.
  • Le lait maternel, le sperme, l’urine, la salive et les larmes peuvent contenir le virus de l’hépatite C, mais la maladie ne semble pas se transmettre par leur intermédiaire. Par conséquent, même si elle est atteinte d’hépatite C, une femme peut allaiter.
  • Les personnes infectées par le VHC doivent éviter de partager un rasoir, une brosse à dents ou un autre article de toilette, car ces objets risquent de porter des gouttelettes de sang qui pourraient infecter une autre personne. Elles peuvent, par contre, utiliser les mêmes installations sanitaires.
  • Avant 1990, les transfusions sanguines étaient l’un des modes de transmission de l’hépatite C. Maintenant, tous les dons de sang sont soumis au dépistage du VHC.
  • L’hépatite C peut être transmise par des aiguilles contaminées utilisées pour l’injection intraveineuse et également par le matériel contaminé employé pour renifler de la drogue et pour percer la peau.
  • Le risque de transmission sexuelle de l’hépatite C est faible. Toutefois, le risque augmente pour les gens engagés dans une relation monogame qui ont des rapports sexuels non protégés avec leur partenaire infecté ou pour ceux qui ont de multiples partenaires et ne se protègent pas. Les patients atteints d’hépatite devraient discuter de ce sujet avec leur médecin.
  • On sait que le sang menstruel est porteur du VHC. Les femmes doivent donc éviter d’avoir des relations sexuelles pendant leurs règles.
  • Les personnes infectées par le VHC ne doivent pas donner de sang.
  • Il existe un faible risque qu’une femme transmette le virus à son bébé lors de l’accouchement.
  • La plupart des personnes atteintes d’hépatite C peuvent donner des organes.


Les symptômes
La plupart des victimes d’hépatite C ne présentent pas de signes ou de symptômes apparents. Par contre, certaines éprouvent des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe, comme la fatigue, la perte d’appétit, la nausée, les vomissements, la fièvre, la faiblesse et une douleur abdominale légère. L’urine foncée et la coloration jaune de la peau et des yeux (jaunisse) sont des symptômes moins courants.

Quels sont les effets de l’hépatite C sur le foie?
D’abord, le VHC pénètre dans le courant sanguin, se fixe aux cellules du foie et commence à se reproduire. Cela entraîne une inflammation du foie qui fait mourir les cellules. Par la suite, alors que le foie essaie de se réparer, de petites cicatrices commencent à se former : c’est la fibrose. La fibrose empêche le foie de fonctionner normalement. Les dommages s’étendent et de nombreuses cicatrices commencent à se regrouper en nodules : c’est l’étape de la cirrhose.  

La cirrhose signifie que de grandes parties du foie sont endommagées de façon permanente. Le foie commence alors à rapetisser et durcit. L’hépatite virale chronique est une cause fréquente de cirrhose, tout comme la consommation d’alcool. Les cicatrices empêchent le sang de circuler librement dans le foie, ce qui limite le fonctionnement de celui-ci.
 
En s’aggravant, la cirrhose empêche presque complètement le foie de fonctionner, ce qui mène à l’insuffisance hépatique. Le foie devient alors incapable d’éliminer les déchets, les toxines et les médicaments du sang. Il cesse de produire les facteurs de coagulation nécessaires pour arrêter les saignements. Du liquide peut s’accumuler dans l’abdomen et les jambes; les malades ont souvent des saignements intestinaux et leurs facultés mentales s’affaiblissent. À ce stade, une transplantation du foie devient nécessaire.

Parfois, les cellules endommagées du foie deviennent cancéreuses. Les patients souffrant d’hépatite C chronique courent donc un plus grand risque de se voir atteints d’un cancer du foie. De plus, les cellules cancéreuses du foie se propagent par le sang aux tissus d’autres organes où elles peuvent continuer à se développer.

Les traitements
Il existe des modulateurs des réactions biologiques qui aident le système immunitaire à combattre l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC).  Au Canada, il est maintenant recommandé de traiter le VHC par une association composée d’un modulateur des réactions biologiques et d’un agent antiviral qui lutte contre le virus. Les associations médicamenteuses ont fait l’objet de recherche et d’essais poussés et ont été autorisées pour le traitement de l’hépatite C. Elles ne conviennent pas nécessairement à tout le monde, mais peuvent être bénéfiques pour plusieurs. Il est important d’en parler à un médecin.

 

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’hépatite C, veuillez consulter le site de l’Agence de santé publique du Canada, au http://www.phac-aspc.gc.ca/hepc/hepatite_c/index.html*.

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